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CONTRIB. #36

Les citoyens qui vont voter le font souvent par civisme, mais malgré cela nombre d’entre eux n’ont pas vraiment de connaissances sur les assemblées qu’ils élisent. Il me semble qu’il en est de même pour la Métropole. Je n’ai pas d’étude entre les mains, mais je crains que nombre d’électeurs ne cernent pas la représentation de leur territoire au sein de cette assemblée. Je me demande s’il n’y aurait pas à établir un lien plus direct de cette métropole avec les habitants, par d’autres relais que les publications papier, et par une information plus dynamique et interactive sur les réalisations locales. Lorsque je regarde cet ensemble de 20 communes, la quatrième intercommunalité du Grand’Est, je me demande comment il se fait qu’elle n’a pas suscité plus d’attraction en un demi-siècle, puisqu’en 1975, ce territoire comptait 252 292 habitants et aujourd’hui autour de 256 600 habitants, soit 1,7 % de croissance. Dans le même temps la population française passait de 52 700 000 habitants à 67 818 978, soit une augmentation de 28,7 %. Bien sûr l’on pourra apporter toutes les explications économiques et sociales, celle des drames et des choix industriels. Mais ne pourrait-on pas dépasser ce rappel des drames qui nuit à l’imagination et se demander si depuis un demi-siècle, il n’y aurait-il pas également une question d’attractivité. Et pourtant la ville de Nancy est associée à une belle image, souvent citée comme une ville où il fait bon vivre et réputée pour son dynamisme culturel, librement initié par les acteurs de la ville, que ce soit dans les diverses formes d’expression de la vie populaire, l’Art en général, la Musique, le Livre, le Théâtre, et pour bien d’autres actions. Alors si le culturel est un levier et qu’il est reconnu sur cette ville, pourquoi ne pas engager un développement de compétences de la Métropole dans le domaine culturel au regard des territoires excentrés, sans pour autant transférer ce domaine qui reste un enjeu majeur pour les communes, mais que, selon leur importances, elles ne peuvent toutes développer à un niveau comparable. Engager ce développement culturel et d’éducation populaire, non pas seulement dans les plus grandes communes, mais lui donner pour mission de faire vivre la culture et le perfectionnement des individus, au niveau des petites communes et des quartiers des plus grandes. Penser globalement le développement et permettre d’agir en local, à une dimension humaine, non en délocalisant l’activité des plus grandes communes, mais en confiant à des structures locales un développement spécifique à la manière des villages et de la façon dont le concevait l’éducation populaire. La Métropole devrait avoir pour mission de faire vivre les territoires et de leur donner les moyens de développer une vie propre et un développement, certes concerté, mais autonomisé, ceci dans des secteurs spécifiques. Se pose également la question de la continuité territoriale par l’accès au centre de la Métropole à toute heure, pour tous, que ce soit pour le travail ou le loisir. Comment penser cette continuité en dépassant la statistique de la fréquence de passage des transports collectifs et des horaires d’accès ? L’efficacité de la Métropole tient notamment à un niveau d’intégration important, du fait des nombreuses délégations de compétences transférées par les communes et du fait de ses grands projets. Mais n’y aurait-il pas la place pour des actions locales autonomes, concertées entre les communes par redistribution de compétences. Mon questionnement relève d’un principe qui fut, pendant un certain temps, localement, bien défendu, à savoir « Penser global » et « Agir local », mais surtout accomplir cela à l’échelle du territoire de la Métropole.

par Ferri Briquet

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